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Libres contributions

Libres contributions – Présentation

Les articles offerts aux lecteurs dans cette rubrique sont des contributions libres proposées par leurs auteurs à l’AFAE.

Issus d’une réflexion foisonnante, ils ont le mérite de porter le regard sur des thématiques pertinentes qui retiennent notre attention.

Les propos ainsi publiés n’engagent que leurs auteurs.

 

Si vous souhaitez proposer un texte à publier dans cette rubrique, vous pouvez prendre connaissance des recommandations aux auteurs et nous envoyer vos propositions à afae@orange.fr

Au plaisir de vous lire !

Plus de maîtres que de classes, La professionnalisation des maitres supplémentaires

Frédérik MAROT (IEN de la circonscription 1er degré de Cluses )

Juin 2017

La loi de refondation de l’école de 2013 attribue aux écoles situées en éducation prioritaire, un maître supplémentaire dans l’objectif d’apporter une aide supplémentaire aux élèves les plus fragiles. Cet article, analyse de quelle façon, les enseignants titulaires, recrutés pour exercer cette fonction abordent cette nouvelle mission et adaptent leur posture professionnelle pour travailler au sein d’une école sans être en responsabilité d’une classe. Cette étude, prenant appui sur des ateliers d’écriture produits par des enseignants, caractérise les enjeux de cette évolution professionnelle des motivations à la construction d’une nouvelle identité professionnelle.

Sur la territorialisation de l’Éducation nationale

Alain BOUVIER (Ancien recteur, professeur associé à l’université de Sherbrook)

Juillet 2017

Ce texte concerne l’éducation en France. Ailleurs, le problème abordé dans ces quelques lignes se pose en des termes souvent différents, surtout dans les pays où l’éducation est historiquement et culturellement territorialisée. Ces questions de territorialisation ont commencé à être examinées au début des années 1990, en particulier à travers des écrits pionniers de Bernard Charlot. Dans cet article, nous considérons les territoires comme les lieux de renforcement des liens horizontaux et concrets entre les acteurs et les institutions, en vue d’élaborer et de coconstruire des projets de développement éducatif, ce qui appelle à de nouvelles formes de gouvernance locale, mais aussi globale. Ce dernier point sera peu abordé ici, nous l’avons développé dans Bouvier A. 2012.

Le business de l’éducation

Christophe ASSENS (Professeur en sciences de gestion, UVSQ)

Juin 2017

Pour répondre aux limites de la massification de l’enseignement public, l’incursion du secteur privé dans l’accompagnement scolaire devient un phénomène de plus en plus répandu. Est-ce que cette intrusion des entreprises privées préserve les missions du service public, sur l’égalité des chances, la continuité et la mutabilité de l’enseignement ? Cet article expose les enjeux historiques dans l’évolution de l’enseignement, en mettant en perspective la montée en puissance du secteur privé, renforcé par la transformation digitale comme un « nouveau phare d’Alexandrie », qui attire les jeunes générations d’élèves comme des papillons de nuit désorientés par la lumière artificielle des écrans d’ordinateur !

La santé psychologique des directions d’écoles

France GRAVELLE (Professeure en gestion de l’éducation et nouvelle gouvernance, Université du Québec à Montréal)

Mars 2017

Depuis déjà quelques années, les systèmes scolaires québécois et ontarien ne cessent de changer faisant place, d’une part, à un contexte multiculturel où l’expression des droits semble être plus marquée et, d’autre part, à l’utilisation accrue des technologies de l’information. Les commissions scolaires québécoises ainsi que les conseils scolaires ontariens sont concernés au plus haut point par tous ces changements, car c’est en grande partie sur ces organisations que la société compte pour préparer les individus à relever les défis que posent l’ère du 21e siècle (Organisation des Nations-Unis pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), 2015). Ainsi, afin de s’actualiser, les systèmes scolaires québécois et ontarien ont dû être modifiés pour répondre aux nouvelles réalités des populations desservies.

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Former les maitres : quel métier pour quelle école ?

Yves ZARKA (IA-IPR EVS)

Février 2017

Ressurgie dans le contexte de la mise en place de la mastérisation initiée sous le ministère de Xavier Darcos à partir de 2010, la formule : « enseigner est un métier qui s’apprend ! » a été son slogan critique, aussitôt repris pour engager sa réforme de la réforme par le ministre Vincent Peillon à partir de 2013. Nous ne reviendrons pas sur cette polémique qui s’est surtout résumée, selon nous, à une querelle de temporalités et de proportions entre les différents ingrédients devant entrer dans sa composition. Traitée d’un strict point de vue technique, la formation des maitres – dans son volet professionnel initial en particulier – apparait comme ayant déjà tout ou presque inventé en matière de dispositifs, de structures et de modalités. Peut-on encore faire du neuf ? Sans s’interroger sur ce que la société attend de son école, comment définir ce qu’on attend de ses enseignants ? Peut-on espérer faire changer le scénario de leur formation, pour qu’il cesse de préparer les maitres au métier d’avant-hier dans une école d’hier ?

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L’effet collégialité en Mathématiques

Jacques HUBERT (professeur agrégé de Mathématiques, Ariège)

Novembre 2016

Dans une même discipline, existe-t-il des inégalités dans la qualité d’apprentissage d’un établissement à l’autre ? Si oui, le travail en équipe est-il une variable significative de ce phénomène, créant un « effet collégialité disciplinaire » ? Quels sont les indicateurs permettant de visualiser cet effet ? L’enquête menée dans un lycée ariégeois sur la discipline mathématiques a pour objectif de répondre à ces questions et de proposer des solutions. Elle montrera aussi les difficultés à instaurer un travail en équipe disciplinaire dans un établissement. Nous observerons comment chaque acteur (enseignants, chef d’établissement et inspecteur) s’approprie au quotidien, en fonction de ses propres intérêts et visions du métier, cette injonction de plus en plus forte de l’institution à travailler autrement et à remettre en question régulièrement ses pratiques.

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Il y a 10 ans naissait APB : « admission post bac ». Retour sur les origines du dispositif

Patrick MELLON (Inspecteur d’académie honoraire, Chef du SAIO de l’académie de Nantes de 2000 à 2007)

Mai 2015

Avec 800 000 candidats (en 2014) et la possibilité de postuler pour la quasi totalité des filières de l’enseignement supérieur, le portail Admission Post Bac (APB) est maintenant bien installé dans le paysage éducatif français. Utilisé par l’immense majorité des élèves de terminale (mais aussi par les étudiants en recherche d’une réorientation), bien connu (et souvent redouté) des parents, des lycéens et des enseignants, parfois critiqué pour sa complexité, source de stress, mais largement reconnu pour son utilité1, toujours en développement, APB mobilise de nombreux acteurs ainsi que media et réseaux d’information qui lui ont donné une réelle visibilité.

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Peut-on réformer l’école ?

Gérard SERVANT (personnel de direction, docteur en sciences de l’éducation, Université d’Aix-Marseille)

Avril 2014

Afin de prolonger la réflexion qui se tiendra au XXXVIème colloque de l’AFAE (2014), Gérard SERVANT nous propose l’article suivant. Ce type de questionnement renvoie à une double interrogation sur la question elle-même : A-t-on la capacité de le faire et la possibilité de la « Réformer » ? De fait, la question de la volonté apparaît comme sous-jacente. Cela nous amène donc à nous pencher sur les acteurs de l’école et de cibler davantage la question.  A « Peut-on Réformer l’école ? » succèderait « Pouvons-nous Reformer l’école ? »

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