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Huit questions sur l’Éducation en amont des élections

Huit questions sur l’Éducation en amont des élections

À l’approche des élections présidentielle et législatives de 2027, l’AFAE s’associe à plusieurs autres acteurs de l’éducation pour poser huit questions sur l’éducation aux futurs candidats.

 

Paris, le 28 septembre 2026

 

Huit questions sur l’Éducation en amont des élections

 

Organisations partenaires et signataires : Académie des sciences, Association française des acteurs de l’éducation (AFAE), ATD Quart Monde, Centre national d’étude des systèmes scolaires (CNAM-CNESCO), CRAP-Cahiers Pédagogiques, Collectif Riposte éducation, Conseil d’Analyse Économique (CAE), École normale supérieure de Lyon, Fabrique des Communs Pédagogiques, Fondation La main à la pâte (LAMAP), Institut Français de l’Éducation (IFE), Institut des Hautes Études Scientifiques (IHES), Ligue de l’enseignement, et Syndicat des enseignants – Union nationale des syndicats autonomes (SE-UNSA), VersLeHaut.

 

L’École de la République est le creuset de notre nation : elle accueille ou concerne, à un moment de leur vie, la quasi-totalité des citoyens et est porteuse d’un projet de société.

Nous, acteurs de l’éducation attachés au service public et interpelés par les nombreux défis auxquels l’École est confrontée, demandons que les candidats aux prochaines élections (présidentielle et législatives) puissent rendre publics leurs engagements et leurs priorités pour l’avenir de l’École.

1. La convention citoyenne sur les temps de l’enfant a convergé sur des propositions assez consensuelles, notamment sur la nécessité d’une concertation plus grande entre les divers acteurs éducatifs et sociaux. Pensez-vous mettre en œuvre les recommandations issues de ce processus démocratique ? Si oui, comment ?

2. Vingt ans après la loi du 11 février 2005, quel bilan et quelles perspectives proposez-vous concernant l’École inclusive ?

3. En dépit de la promesse républicaine d’égalité et de fraternité, l’École (publique et privée sous contrat) échoue à réduire les inégalités sociales, de genre et territoriales et à favoriser la mixité sociale et scolaire. Selon vous, quelles évolutions pourraient lui permettre de faire société ?

4. L’École a une mission de transmission et d’émancipation. Selon vous, que doit contenir un « socle commun de connaissances, de compétences et de culture » pour permettre aux élèves de devenir des citoyens libres et éclairés ? Comment intègre-t-on les défis écologiques ? Quelles transformations doivent être envisagées à l’ère de l’IA ?

5. Les métiers de l’éducation et de la formation subissent une crise majeure d’attractivité (recrutements insuffisants, attrition, souffrance au travail, manque de formation continue). Que proposez-vous pour y remédier, au-delà de la seule augmentation des salaires ?

6. Le système éducatif français fait partie des plus prescriptifs et centralisés de l’OCDE. Que proposez- vous pour mieux articuler le contexte local et l’équité nationale attendue d’un service public ? Quelle autonomie pédagogique pour les établissements scolaires ?

7. Le temps électoral n’est pas le temps de l’éducation. Selon vous, quelle organisation permettrait de définir de manière démocratique une vision stratégique pour le système éducatif, et sécuriser les conditions d’une transformation de long terme ?

8. Comparée aux autres pays de l’OCDE, la France investit moins que la moyenne dans le système scolaire, notamment sur le primaire. À quelle hauteur et comment financez-vous les mesures proposées ?

Quelle programmation budgétaire de long terme proposez-vous pour l’éducation ?

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