La revue Administration et éducation À paraître

Prochain numéro à paraitre 

 

No 192 – décembre 2026

Quel projet politique pour l’école de demain ?

 

Le numéro 192 portera la mémoire du 47e colloque de l’AFAE, et de ses apports sur une question brûlante : Quel projet politique pour l’école de demain ?

Il se penchera sur la situation d’un système éducatif qui, en dépit de l’inflation législative de ces dernières années, n’a gagné ni en efficacité ni en équité, et dont la forme, à l’évidence, n’est plus adaptée à un monde en mutation accélérée, où les repères connus s’évanouissent, où la démocratie, le statut du savoir et des sciences sont remis en cause.

Les nombreux candidats à l’élection présidentielle de 2027 ont commencé à présenter des propositions pour remédier à cet état de fait. Mais, pour détourner la célèbre formule de Clémenceau, l’éducation est une chose trop sérieuse pour être confiée aux seuls hommes politiques. Afin de prendre en compte la complexité du réel, le numéro donnera ainsi la parole à la fois à des acteurs, des usagers, des chercheurs, des

experts de l’éducation et des partenaires : enseignants et personnels de direction, inspecteurs et recteurs, cadres administratifs, et aussi élèves et parents d’élèves.

Les articles issus des apports des intervenants et des nombreux débats engagés pendant trois jours se fonderont donc sur un diagnostic documenté, ainsi que sur une réflexion pour éclairer les mutations en cours et choisir un projet politique1 capable de faire évoluer les métiers de l’école et transformer le système en profondeur.

Ces propositions générales s’accompagneront d’exemples concrets pour répondre aux besoins des usagers, proposer des outils et méthodes destinés à favoriser l’émancipation des élèves, repenser la place de l’encadrement dans la gouvernance, améliorer l’articulation État/collectivités locales/établissement au niveau du territoire, etc.

Il est probable que, dans les mois à venir, seront proposés au grand public des correctifs marginaux incapables de modifier en profondeur l’économie générale du système, ou, plus grave encore, des solutions simplistes à l’efficacité douteuse, issues d’un passé mythifié. Dans une période de décroissance démographique et de prévisibles contraintes budgétaires, on peut être certain que cela achèverait de fragiliser un modèle en crise. Nous aspirons au contraire à faire entendre la parole informée de ceux qui, « de la classe au ministère, de la maternelle à l’université », peuvent devenir les véritables acteurs du changement.

 

1 Au sens premier du terme, conforme à la pratique raisonnée du gouvernement d’une société organisée