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Les colloques nationaux de l’AFAE

Depuis sa création, l’AFAE organise chaque année sur trois jours en mars un colloque national dans une académie différente.

Les actes de ces colloques sont à retrouver dans la revue Administration & Éducation.

2025

 

46e colloque : Libertés et responsabilités des acteurs de l’éducation

46e colloque national de l’AFAE

Les 22, 22 et 23 mars 2025, à Montpellier

 

LIBERTÉS ET RESPONSABILITÉS DES ACTEURS DE L’ÉDUCATION

 

Le colloque AFAE 2025 se propose de confronter ce qui relève d’un État éminemment prescripteur et la façon dont, sur le terrain, se résout la difficile équation entre liberté et responsabilités des acteurs de l’éducation. Cette tension interroge aussi la complexité des relations avec ce qui déborde le cadre strict de l’École, d’où, chez certains enseignants comme chez certains personnels de direction ou d’inspection, un souci de se protéger et un rapport parfois frileux à la prise de responsabilité.

Quels pouvoirs de décision pour l’établissement scolaire autonome ? Quelles marges de manœuvre pour dessiner une politique pédagogique et éducative qui convienne à tous et surtout à chacun ? Quelle place faite aux élèves dans le fonctionnement de leur école, collège ou lycée et dans les décisions qui les concernent ? Quel périmètre d’action pour une liberté pédagogique qui continue de se heurter aux mêmes freins ? Comment, enfin, concilier intérêt général et même intérêt supérieur de l’enfant-élève et la somme des intérêts particuliers qui s’expriment et se disputent la prééminence ?

L’exemple récent du « choc des savoirs » cristallise d’une certaine manière la forte tension entre mission des enseignants et injonctions méthodologiques, entre cohésion d’une équipe et orthodoxie institutionnelle, entre logique d’un projet partagé, en phase avec des priorités assumées localement et conformité à des prescriptions nationales, entre organisation locale des enseignements et objectifs nationaux à atteindre, autrement dit, entre efficacité responsable  et efficience… Résoudre cette série de dilemmes constitue un défi de taille si l’on veut offrir à la jeunesse de ce pays une École qui bénéficie d’un cadre commun, sécurisant et responsable mais qui permette également de mieux équilibrer les places respectives des entrées disciplinaires et des approches transverses, inter- et pluridisciplinaires, de défendre les libertés individuelles et collectives, de libérer des forces centrifuges et émancipatrices et d’emprunter autant de chemins de traverse que nécessaire ou désiré. Alors peut-être pourra-t-on parler d’autonomie comme d’un droit d’user de sa liberté de penser et d’agir, raisonnablement délié d’un contrôle étatique a priori qui a tendance à brider tout élan créateur.

 

Françoise MOULIN CIVIL

Présidente du conseil scientifique du colloque

 

 

 

Vous pouvez retrouver les actes du colloque dans le numéro 187 de la revue Administration & Éducation

 


2024

 

45e colloque : École et intelligence artificielle : je t’aime, moi non plus ?

Colloque national de l’AFAE 2024

Les 22, 23 et 24 mars 2024, à Nantes

École et intelligence artificielle : je t’aime, moi non plus ?

La première fois qu’un étudiant a rendu une copie produite par ChatGPT lors d’un partiel universitaire, de fortes inquiétudes se sont manifestées, allant parfois jusqu’au souhait d’interdiction. Or, il s’agissait simplement de la face émergée d’un iceberg, beaucoup plus complexe qu’une simple triche à un examen. Les innovations technologiques majeures ont toutes bouleversé l’école dans ses méthodes et même parfois ses objectifs, mais elle s’est toujours adaptée. Celle du numérique avec ses algorithmes, ses réseaux sociaux, et bien sûr son intelligence artificielle constitue-t-elle simplement une innovation de plus ? Il n’est pas possible de répondre aujourd’hui à cette question mais il est certain que la rapidité de cette évolution est inédite et pose un défi d’adaptation d’ampleur à notre système éducatif.
Pour relever ce défi, notre colloque propose un débat sur cinq sujets majeurs d’adaptation.
  • Comment donner une culture scientifique de base à tous les acteurs de l’éducation pour qu’ils comprennent la nature de l’intelligence artificielle, qu’ils ne l’interprètent pas comme de la magie, qu’ils surmontent leurs appréhensions, qu’ils trouvent des utilisations pertinentes pour enseigner et pour apprendre ?
  • L’intelligence artificielle n’est pas née avec ChatGPT, elle est d’ores et déjà utilisée dans d’autres métiers que les nôtres. Comment s’inspirer de leurs travaux, de leurs innovations professionnelles, de l’évolution de leurs métiers ? Comment former nos élèves et étudiants aux nouvelles compétences qu’exigeront ces évolutions dans de nombreux métiers ?
  • Ces technologies permettent des simulations de la réalité de plus en plus indétectables. Comment y préparer nos jeunes ? Comment leur donner les moyens de distinguer le réel du virtuel, de distinguer une information vérifiée d’une « fake news » ?
  • Comment réfléchir ensemble à l’éthique des utilisations et surtout à la protection des données personnelles, notamment dans le cas des réseaux sociaux ?
  • Comment utiliser la richesse potentielle de ces technologies dans nos pratiques pédagogiques et didactiques ? L’intelligence artificielle permettra sans doute une meilleure adaptation des méthodes d’apprentissage à chaque élève. Mais comment garder un équilibre entre cette individualisation et l’apprentissage collectif et surtout l’éducation collective ?
Catherine MOISAN
Présidente du Conseil scientifique
Les actes de ce colloques sont à retrouver dans le numéro 183 de la revue Administration & Éducation

 

2023

 

44e colloque : Temps et contretemps à l’École

44e colloque : Temps et contretemps à l’École

L’école en crise chronique ?

 

S’il est une institution qui, de façon à la fois pratique et symbolique, marque le fonctionnement du système scolaire, c’est bien « l’emploi du temps » des établissements. Tout au long d’une année, il gouverne la vie des membres de la communauté éducative, élèves et enseignants au premier chef.

Mais l’emploi du temps n’est pas seulement affaire de chronologie ; il définit aussi les modalités d’occupation de l’espace scolaire, et la structuration des enseignements. Il s’inscrit dans un système de normes, arrêtées nationalement de façon (beaucoup trop) rigoureuse. Il incarne une forme scolaire qui, comme la tragédie racinienne, doit mettre en cohérence le temps (les heures de cours), le lieu (la salle), l’action (les tranches du programme). En 2006 déjà, un colloque de l’AFAE s’interrogeait sur cette « concordance des temps ».

Cette organisation annuelle participe d’une représentation temporelle plus large. Celle-ci s’est longtemps caractérisée par la référence à un héritage : l’éducation devait transmettre une tradition, nourrie des grands textes du passé. Elle était aussi retour de permanences : un rythme saisonnier, des rentrées jusqu’aux rites de passage de fin d’année, scandait de façon sécurisante la vie scolaire. Depuis plus de deux siècles, une autre perspective s’est imposée, tournée vers l’avenir, confiante dans la perfectibilité de l’esprit humain, selon la formule de Condorcet, et dans l’évolution des sociétés. Il s’agit désormais d’aider l’élève à se construire comme personne et comme citoyen.

Or ces imaginaires sont aujourd’hui fragilisés, et ce n’est bien sûr pas propre à l’école. Beaucoup l’ont souligné : l’avenir inquiète plus qu’il ne suscite l’espérance d’un progrès. L’activité même de l’homme semble se retourner contre lui. A l’ère de l’anthropocène, les conditions de survie de l’espèce, loin de promettre un monde meilleur, suggèrent une apocalypse. Le passé se dérobe tout autant ; ses figures et représentations traditionnelles sont mises à l’épreuve du soupçon. On a beau invoquer un « devoir de mémoire », l’histoire peine à mettre en accord les souvenirs. L’évolution de plus en plus rapide des techniques et des modes de vie, même à l’échelle d’une vie humaine, rend les leçons de l’expérience inaudibles.

Situation éminemment problématique pour l’école, qui s’était définie comme culte de la tradition et/ou comme préparation à l’avenir. Que devient-elle quand il n’y a plus de profondeur de champ, quand nous vivons dans l’immédiateté, dans l’échange « en temps réel » qu’appellent nos courriels ou textos ?

S’ajoute à cela un paradoxe. Alors même que nous vivons le temps sur le mode du présentisme, selon l’expression de F. Hartog, nous avons le sentiment qu’il subit une accélération permanente. Le présent en devient fluide et insaisissable. La figure moderne est celle du surfeur, en équilibre problématique sur une vague qui n’en finit pas de déferler. Cet effacement des références stables nourrit l’individualisme : l’homme contemporain, pour qui les institutions classiques aussi bien que les expériences passées perdent leur sens, est renvoyé à ses propres virtualités sans horizon. A défaut de rôles prédéfinis et socialement reconnus, il lui reste à entretenir des « compétences », une capacité à s’adapter à des contextes imprévisibles.

Tels sont quelques-uns des défis proposés aux acteurs de l’éducation, et d’abord aux élèves. Peut-on redéfinir les modalités de l’école dans le cadre de ces nouveaux « emplois du temps » ?

    • Entre temps long des parcours des élèves et temps court des années scolaires, comment gérer le fil du temps ? Qu’est-ce qu’« être à l’heure » dans un parcours scolaire, quand on parle de formation « tout au long de la vie »  ?
    • A quelle vitesse s’écoule le temps de l’école ? Tantôt il semble qu’il aille trop vite, soumis à la pression des programmes qu’il faut finir. Tantôt au contraire il stagne et se répète, condamnant à l’ennui (faut-il tuer le temps ?). Comment organiser les rythmes des apprentissages ? Que nous disent les sciences cognitives à ce sujet ?
    • Comment articuler travail scolaire et travail « personnel » des élèves ? Qu’est-ce que le « temps de travail » des enseignants ?
    • Qui définit les emplois du temps, que la réforme des lycées, par exemple, conduit à revoir sans cesse pour des groupes de moins en moins homogènes ?
    • Du numérique à l’intelligence artificielle, quel est le temps nouveau de « Petite Poucette » ?
    • Le temps de l’institution est devenu celui des réformes : que nous dit l’histoire, par exemple sur la question des rythmes scolaires ?
    • Comment piloter le système éducatif, entre pression du court terme qui ne cesse de générer des réformes et tentatives pour retrouver une perspective temporelle (les « lois d’orientation ») ?
    • Le temps est-il pour l’école celui de l’érosion (si le niveau de la mer démographique monte, celui du rivage baisse), ou celui du progrès et de la perfectibilité ?
    • Quelles conceptions du temps véhiculent les différentes disciplines : l’histoire bien sûr, mais aussi les lettres, les sciences ou la philosophie ? La didactique est-elle condamnée à une opposition manichéenne entre transmission d’un héritage et préparation de l’avenir ?

Alain BOISSINOT

Président du Conseil scientifique

 

 

 

Vous pouvez retrouver les actes du colloque dans le numéro 179 (2023/3) de la revue Administration & Éducation

 


2022

 

43e colloque : Parlons des élèves… Et si on les écoutait ?“

43e colloque : Parlons des élèves… Et si on les écoutait ?“

Parlons des élèves… Et si on les écoutait ?

Il peut sembler incongru de soutenir que l’élève, « usager » et acteur majeur du système éducatif, soit largement invisible dans les débats portant sur l’école et plus spécifiquement sur les réformes, tant il en est constamment question, qu’il s’agisse des acquisitions scolaires, de l’orientation ou encore du climat dans les établissements. On sait aussi, et sous l’effet des différentes massifications, que l’expression générique qu’est la notion d’élève renvoie à « des élèves » dont l’hétérogénéité est devenue tout autant l’une des caractéristiques de l’école, que l’incarnation des difficultés auxquelles sont confrontés les enseignants et les personnels d’éducation. Par ailleurs, la loi du 10 juillet 1989 a marqué un tournant, sur fond de controverses idéologiques, en affichant la volonté politique de « placer l’élève au centre du système », ce qui peut apparaître comme une réelle avancée réhabilitant les publics scolaires.  Dès lors, comment soutenir que l’élève, les élèves, restent invisibles ou à tout le moins minorés ?

Prendre toute la mesure de la place de l’élève, des élèves, au sein et en dehors du système éducatif invite à considérer autrement ceux-ci, en proposant une lecture qui réhabilite les publics scolaires tels qu’ils sont et non tels que l’institution scolaire les définit eu égard à des normes, dont celle de la réussite académique. Le défi est ambitieux car s’il peut apparaître comme une modalité particulière permettant de comprendre, du point de vue des premiers concernés que sont les élèves, le fonctionnement et les difficultés de l’institution scolaire, il soulève de nombreuses questions à commencer par les enseignements pratiques d’une telle ambition : quelles place et légitimité accorder de l’expérience des élèves, qui sont plus que des élèves, pour en faire un allié, un appui au service de leur réussite, de leur parcours ? Que faire de l’éducation informelle qui façonne largement le rapport à l’école et aux apprentissages ? Jusqu’à quel point l’institution scolaire serait prête à « déplacer les lignes » pour accorder aux élèves une réelle place, au sein de la classe, de l’établissement, à l’interface de l’école et de la vie ?

Et si, au lieu de parler des élèves, on apprenait à les écouter ? C’est à cette condition que l’on peut mieux saisir leur expérience, ce qu’ils pensent, ce qu’ils vivent, leurs aspirations, leurs épreuves… Écouter les élèves, c’est aussi s’intéresser à leurs sphères de vie qui ont pu, par nécessité, être mieux regardées durant le confinement où les professionnels de l’école ont pu se rendre compte, de manière concrète, de l’épaisseur des inégalités et de la distance entre leurs représentations et les conditions de vie des jeunes. C’est enfin réaliser que les élèves appartiennent à des univers sociaux et culturels qui sont partie-prenante de leur rapport à l’école, au savoir, au monde et à l’avenir.

C’est à ces questions et à tant d’autres, qui ont toutes la particularité de partir de l’expérience et de la vie des élèves, des jeunes pour penser l’institution scolaire dans le monde d’aujourd’hui, que la colloque tentera de répondre.”

 

Aziz JELLAB

Président du conseil scientifique

Retrouvez les actes du colloque dans le numéro 175 (2022/3) de la revue Administration & Éducation

 


2021

 

42e colloque : “Parcours, mobilités, territoires : pour une fabrique des possibles”

42e colloque : “Parcours, mobilités, territoires : pour une fabrique des possibles”

Colloque national à Bordeaux et en ligne, le 27 mars 2021

Parcours, mobilités, territoires : pour une fabrique des possibles”

           Présidente du Conseil scientifique : Françoise Moulin-Civil

Le système éducatif – parce qu’il se préoccupe légitimement de l’avenir des élèves qui lui sont confiés – n’a jamais été avare de circulaires censées régir ce que l’on appelle communément l’orientation et de dispositifs censés régler la question du choix de la voie à suivre (générale, technologique, professionnelle, par apprentissage), et désormais, la question du choix des spécialités en première. Ces textes, dispositifs et autres mécaniques d’orientation et d’affectation -dont une approche historique s’impose- se sont succédé au gré des lois d’orientation et de programmation jusqu’aux derniers avatars connus : Affelnet 6e, Parcours avenir, Affelnet 3e, Cycle de détermination, Parcoursup. Cette façon de faire, qui relève d’une vision et d’un pilotage centralisés, alors même que la dimension territoriale est aujourd’hui majeure, masque dangereusement les ruptures qu’elle engendre. Elle accentue aussi le décalage entre les attentes de la société, cristallisées dans celles des familles et des élèves eux-mêmes mais aussi celles du monde économique, et un système éducatif compact, peu fluide, marqué durablement par des successions de discontinuités et de ruptures, par des conseils de classe figés dans un rituel archaïque de « propositions » et de « décisions » d’orientation, par des choix à opérer ou des non-choix à subir, d’autant plus tôt que l’on est en difficulté scolaire ou sociale, souvent les deux. Il est curieux de constater qu’en fin de troisième, un élève passe en seconde sans que l’on parle d’orientation… ou bien est « orienté » ! Ce qui devrait s’accomplir en toute connaissance de cause, dans l’appréhension objective des cheminements individuels, des capacités et des aspirations de chacun et loin de toute approche psychologisante, montre en fait que l’éventail des possibles et l’horizon sociogéographique ne sont vraiment pas les mêmes pour tous. Or, là est tout l’enjeu : dans un monde devenu changeant et exigeant en termes de compétences et d’adaptation en permanence à toutes sortes de mobilités, comment former l’individu et le citoyen d’aujourd’hui et, surtout, de demain ? Comment ouvrir aussi largement que possible le spectre des choix ? Comment informer sans déformer ? Comment entretenir une disponibilité active non exclusivement centrée sur une préparation à des métiers néanmoins essentielle ? Bref, un vrai pari sur l’avenir.

 

Axe 1

Ce pari doit nous amener à nous interroger d’abord sur le cadre de formation dans lequel les élèves devraient avoir la possibilité et, donc, la liberté de construire leur propre parcours individuel et sécurisé, certes dans un environnement social et territorial identifié, mais en bénéficiant d’une même exigence de formation ouverte. Autrement dit, comment penser une offre de formation plus en phase avec le monde nouveau et pas seulement celui de l’emploi ? Les filières classiques de formation, assez étanches même si les passerelles existent, restent-elles adaptées ? Les passerelles fonctionnent-elles ? Les filières valorisent-elles les compétences les plus adéquates ? Dans l’hypothèse où l’on pourrait aller vers un système plus « modularisé » dans lequel les voies de formation seraient plus intégrées, n’est-ce pas d’une formation refondée, plus largement interdisciplinaire – y compris dans la voie professionnelle –, que les élèves ont besoin, au collège comme au lycée, voire dans le premier cycle universitaire ? Sans méconnaître le cadre imposé par la scolarité obligatoire et la nécessité d’acquérir un bagage minimum commun comme dans la plupart des systèmes européens, sur quoi repose l’idée, dans le cycle Bac – 3, de pré-formater et de spécialiser les élèves ? De quel type de spécialisation s’agit-il d’ailleurs ? Cela se fait-il en cohérence avec le supérieur ? Tout cela devrait nous inviter à mettre en perspective la réforme en cours du lycée et du baccalauréat.

Axe 2

Ce pari doit nous amener à nous interroger ensuite sur la nécessité d’une régulation de l’offre et de la demande dans une perspective non éludable d’employabilité et d’insertion professionnelle. Comment s’organise l’offre ? À quelles exigences des territoires, des employeurs, des établissements d’enseignement supérieur répond-elle ? Comment pallier les déséquilibres évidents concernant les filières, la cartographie de leurs implantations, les structures d’accueil existant à tous niveaux (internats attractifs, logement étudiant, restauration, transports…) ? Quelle doit être la nature du contrat avec le(s) territoire(s), en particulier avec les régions qui, aujourd’hui, ont entre les mains le pouvoir – et sans doute le devoir – de régulation ? Les territoires peuvent-ils ignorer la question de la non-mobilité géographique des jeunes – pour des raisons sociales et/ou culturelles – et celle des choix d’options, de filières, de spécialités qui se font dans la proximité de vie et sous l’influence des pairs ? Peut-on ou doit-on penser une offre qui s’adapterait à la demande et à la diversité des publics plutôt que le contraire ? Quel rôle jouent les classements d’établissements (du secondaire comme du supérieur) et la floraison des salons ? Quels sont les déterminants des préférences et comment les concilier, d’un côté, avec les possibilités et besoins d’emploi tout en évitant l’ « adéquationnisme » et, d’un autre côté, avec les désirs et aspirations des jeunes ?

Axe 3

Ce pari doit nous amener à nous interroger enfin sur la résolution des contradictions qui étreignent le système éducatif français, lequel tangue sans cesse entre la culpabilité due à l’échec et la promotion des filières d’excellence. Peut-on déjouer ou assumer sans complexe l’extrême polarisation entre les sortants sans diplôme et les classes d’élite, entre sélection et équité des chances ? Comment sortir d’un système où le score et le niveau sanctionnent et engendrent la pire des autocensures, où l’éducation à l’orientation, quand elle existe, peut s’avérer contre-productive, où les diplômes et les concours sont la raison et la fin de tout, contrairement à ce qui peut se passer dans d’autres pays ? Si l’entrée au collège et l’entrée au lycée s’apparentent à des solutions de continuité, voire à des ruptures, où en chercher les responsabilités et comment y remédier ? Le cycle 3 a-t-il commencé de faire son œuvre ? Peut-on penser une telle transition entre la troisième et la seconde ? Sur quelles exigences doit se construire la transition « bac – 3 / bac + 3 », sur des « solutions numériques pour l’orientation vers les études supérieures », comme y invite le dernier appel à projets du PIA3 ? Quelle place entend prendre l’enseignement supérieur dans le processus ? Que nous apprennent, à tous ces égards, les comparaisons internationales ? In fine, le système éducatif peut-il tenir le cap de l’avenir de la jeunesse de France dans un monde européen et international qui la défie sans cesse par ses multiples sollicitations ? Peut-on seulement encore, dans une tentative holistique, parler d’orientation alors même que le monde d’aujourd’hui semble déboussolé ?”

 

Retrouvez les actes du colloque dans le numéro 171 (2021/3) de la revue Administration et Éducation

 


2019

 

41e colloque : Existe-t-il une politique des ressources humaines à l’Éducation nationale ?

Colloque national à Rouen, les 22, 23 et 24 mars 2019

« Les effectifs des personnels de l’Éducation nationale  ont longtemps été mis en parallèle avec ceux de General Motors ou de l’Armée rouge. La comparaison avait pour but de tenir ce ministère pour ingouvernable (le nombre), ingérable (les statuts), irréformable (l’idéologie réputée y régner). L’évolution du marché automobile a eu raison du constructeur. La dislocation de l’Union soviétique a entraîné la disparition de son armée. Qu’en est-il de l’Éducation nationale, confrontée à des mutations décisives, partagées par de nombreux pays mais inscrites dans une histoire singulière ? Comment concilier gestion de masse et reconnaissance de compétences singulières ? Comment harmoniser cadre national et autonomie locale ? Comment prendre en compte les spécificités d’un « magistère » inscrit dans le projet de la Cité, les attentes d’une « profession » exercée dans le cadre d’un parcours personnel, les exigences d’un « métier » accompli au sein de successives équipes éducatives ?

Premier axe de réflexion : les métiers de l’Éducation nationale. Que reflète leur diversité ? Comment est-elle mise au service de la réussite des élèves à l’échelle locale ? Comment est-elle organisée de manière efficace et efficiente aux échelles locale (où le rôle des chefs d’établissement est essentiel), académique (à l’heure de leur reconfiguration) et nationale (historiquement déterminant) ? Cette diversité est redoublée par la complexité des systèmes éducatifs, des autorités de tutelle, des statuts et des corps, voire des disciplines. Comment concilier sur le terrain besoins fonctionnels et devoirs statutaires ? Quel rôle peut jouer l’échelon académique dans un cadre national ? Anciennes ou récentes, les identités professionnelles sont confrontées à d’importantes évolutions : massification et hétérogénéité accrue des publics, réorganisation des parcours, développement des usages numériques et transformation du lien pédagogique. Quelles difficultés et quelles éventuelles souffrances, mais aussi quelles perspectives nouvelles pour les enseignants et les personnels éducatifs ? Quels changements dans les attentes à l’égard de l’École ? dans le statut social et la reconnaissance des enseignants ?

Deuxième axe : la gestion des personnels et de leurs carrières. Au problème récurrent d’une gestion de masse peinant à faire place aux équipes et aux individus qui les composent se sont ajoutées les fractures territoriales et la diversification des parcours professionnels. Comment repenser le recrutementdes personnels ? Comment assurer leur formation et notamment celle des enseignants? Comment articuler formations initiale et continue ? Comment fonder sur un dialogue régulier et confiant entre l’institution (exprimant ses besoins) et ses artisans (formulant leurs vœux) le déroulement d’une carrièrequi doit inclure une mobilité concertée et raisonnable et ne peut ni ignorer pratique réflexive, évaluation et formation, ni renoncer à encourager et promouvoir, à accompagner et le cas échéant reconvertir ?

Troisième axe : la valorisation fonctionnelle des acteurs. Elle est inséparable des notions d’ « établissement », d’« équipe éducative » et de « gestion des ressources humaines de proximité ». La diversité de l’équipe éducative traduit la complexité d’une action pédagogique qui ne se réduit pas à une simple transmission de connaissances. Son existence devrait pouvoir répondre aux attentes d’acteurs qui déplorent leur isolement. Elle reflète le projet d’une Cité qui persiste à faire de l’École le fondement et le modèle d’une démocratie renouvelée. L’affectation des personnels peut-elle continuer d’ignorer les attentes de l’établissement ? La formation continue peut-elle être construite indépendamment des équipes et des contrats d’objectifs ? L’(auto-)évaluation des personnels, réalisée à l’aune de la réussite des élèves, peut-elle s’abstraire de cette dimension collective ?

Ces ambitions ne recoupent-t-elles pas in fine celle de la valorisation des artisans de l’École ? De leur reconnaissance et de leur bien-être ? De la réussite des élèves et du projet républicain ? »

Gérald Chaix. Président du Conseil scientifique

retrouvez les actes du colloque dans le numéro 163 (2019/3) de la revue Administration et Éducation :

 


2018

 

40e colloque : Politique(s) de l’éducation : des idéologies au pragmatisme ?

 

 Colloque national à Lyon les 16, 17 et 18 mars 2018

En consacrant son colloque 2018 à ce thème, l’AFAE souhaite réfléchir aux relations de plus en plus complexes que le projet éducatif entretient avec la sphère des politiques. Depuis la République de Platon et la Révolution française, on sait bien que l’éducation est étroitement liée à l’organisation de l’espace civique : former l’individu est (aussi) former le citoyen. Mais si l’éducation conserve évidemment une dimension politique, celle-ci s’inscrit dans un espace et un temps beaucoup moins univoques que naguère. Le champ lui-même du politique se laisse de plus en plus difficilement caractériser par les lignes de force anciennes. Les lieux de décision paraissent multiples et parfois incertains. Le reflux des grandes idéologies conduit à douter de leur valeur explicative, et l’on voit apparaître le souhait d’approches plus pragmatiques.

Sur quoi se fondent aujourd’hui les politiques éducatives ? Entre idéologies et constats scientifiques, sociaux ou économiques, comment se construisent les partis pris (et les prises de parti) en matière de politique de l’éducation ?

Entre mondialisation et volontés de décentralisation, voire d’autonomie des établissements eux-mêmes, où se prennent aujourd’hui les décisions ? Et qui sont les nouveaux acteurs des politiques de l’éducation, au moment où bien des jeux de rôles traditionnels semblent rencontrer leurs limites ? Le développement du numérique et des nouveaux médias a bouleversé les modes d’accès au savoir, dont l’école a de moins en moins l’exclusivité. Le champ de la politique éducative ne se résume pas au politique officiel, revendiqué en tant que tel. La société civile agit de façon plus informelle mais très active : comment prendre en compte cette nouvelle dimension ?

C’est aussi le temps des politiques éducatives qu’il nous faudra interroger. Il est devenu banal de constater l’accélération du tempo politique, et de s’inquiéter de la pression du court-terme, contradictoire avec le projet éducatif lui-même. Comment, derrière les changements en dents de scie (souvent liés à des marqueurs politiques), identifier et préserver les constantes et le véritable temps de l’action éducative ?

Alain Boissinot, Président du conseil scientifique

 

 

Retrouvez les actes du colloques dans le numéro 159 (2018/3) de la revue Administration et Éducation :

 


2017

 

39e colloque : Ne laisser aucun élève au bord du chemin : utopie ou feuille de route ?

Nancy les 10, 11 et 12 mars 2017

Notre culture éducative française est fortement empreinte d’universalisme, de démocratisation, de « réussite pour tous ». Ces valeurs nous ont permis de construire depuis plus d’un siècle, un système éducatif de plus en plus exhaustif et inclusif. Il est indéniable que ce système et ses acteurs ont réussi une élévation remarquable de la formation et du niveau de qualification de la grande majorité des jeunes. Mais ce principe universel se traduit souvent par l’uniformité prescriptive des pratiques, par l’unicité de l’excellence, et par des difficultés grandissantes à prendre en compte les « singularités » des élèves. La réussite pour tous n’est pas aujourd’hui la « réussite de chacun »… Lire la Problématique du 39e colloque par Catherine Moisan, Présidente de l’AFAE

Le Programme et la liste des ateliers

Bibliographie complète

Introduction bibliographique

Les actes du colloque dans la revue Administration et Éducation (cliquez sur l’image)

 

Les films de présentation du 39e colloque AFAE

Les deux films de présentation (version courte et version longue) ont été réalisés par Canopé Nancy, nous les en remercions chaleureusement.

Les conférences en ligne – Nancy 2017

L’ESENESR a été associée à cet événement et vous propose quelques vidéos filmées lors de ce colloque, un grand merci pour leur précieuse collaboration.

Il y a 35 ans, une prise de conscience des difficultés scolaires – Claude Pair

Table ronde : la Région Grand Est, des singularités territoriales

Ne laisser aucun élève au bord du chemin, notre priorité – William Marois

Fusion jeunesse et la persévérance scolaire au Québec – Gabriel Bran Lopez

« La Région Grand Est : singularités territoriales des populations scolaires, un défi pour la réussite de chacun » – Les contributions des participants à la table ronde

Patrice Caro, professeur à l’université de Caen, CNRS UMR ESO–Céreq

Cathia Batiot, IEN à Vitry-le-François

Vers une évaluation positive

Philippe Rivieyran, principal du collège Erasme

Le cas du collège Érasme en REP+ à Strasbourg

Libres contributions des intervenants au colloque

2016

 

38e colloque national : Laïcité, intégration, éducation : la République et son école

Laïcité, intégration, éducation : la République et son école

Nîmes, 18, 19 et 20 mars 2016

Depuis plus de deux siècles, les enjeux éducatifs ont partie liée avec la construction républicaine elle-même. Rien d’étonnant donc si, sous la pression d’une actualité souvent tragique, l’opinion publique interpelle aujourd’hui l’école : fait-elle suffisamment pour défendre et illustrer les valeurs de la République, à commencer par celles qui en constituent la devise : Liberté, Egalité, Fraternité, et pour donner un contenu à l’ambition de laïcité dont l’affirmation coïncide avec les débuts de la Troisième République ?

Cette question appelle un effort d’analyse : les valeurs auxquelles notre société se réfère ne peuvent se suffire d’un discours incantatoire, mais doivent être (re)pensées pour guider efficacement l’action. Elles ne sont pas seulement un héritage, donné une fois pour toutes, mais bien plutôt un projet dont le sens est sans cesse à réinventer.

Le défi adressé à l’Ecole se joue aussi dans toutes les situations de la vie quotidienne des établissements : comment faire vivre concrètement la charte de la laïcité ? Comment mettre en œuvre un Enseignement moral et civique qui, loin de se réduire à une nouvelle discipline, a l’ambition de revivifier l’ensemble de la scolarité ? Comment trouver, dans le respect de la laïcité, la juste façon de considérer la place du religieux dans le monde contemporain ? Et, à l’horizon de toutes ces questions : comment faire pour que l’école s’affirme effectivement comme facteur d’intégration de tous dans une société républicaine ?

Alain BOISSINOT (Ancien recteur, Président du Conseil scientifique du colloque 2016)

Le Programme
Les ateliers
Les conférences
Bibliographie
Sitographie

2015

 

37e colloque national : L’autonomie pour quoi faire ?

L’autonomie, pour quoi faire ?

Rennes, les 27, 28 et 29 mars 2015

“Rendre autonomes élèves et étudiants est depuis toujours, de manière plus ou moins explicite, l’objectif des pédagogues qui fondent sur lui leur propre revendication d’autonomie. Plus récente est la volonté de faire des lieux d’apprentissage – avant tout supérieurs et secondaires – des établissements autonomes, dans un souci affiché d’efficacité et au nom d’un management, public ou privé, nouveau. Le cadre institutionnel ainsi que les outils supposés favoriser cette autonomie tout en la contrôlant, ont été progressivement mis en place au cours des dernières décennies. Les résultats sont-ils à la hauteur des ambitions ? Suffit-il d’améliorer l’existant ? Faut-il franchir de nouvelles étapes en matière de gestion des ressources humaines, d’articulation des projets locaux et territoriaux avec des programmes et des curriculums nationalement définis, d’évaluation des établissements, des équipes et des individus ? Doit-on repenser ces multiples autonomies à l’ère du numérique ? Mettent-elles en danger le pacte républicain ? Sont-elles une exigence démocratique ? “

Gérald CHAIX, ancien Recteur, Président du conseil scientifique du 37ème colloque national de l’AFAE

Pour aller plus loin :

Le Programme
Les ateliers
Les vidéos en ligne : 1, 2, 3, 4, 5
Conférence de Gérald Chaix
Conférence de Bernard Hugonnier
Bibliographie

2014

 

36e colloque national : Peut-on réformer l’école ?

Peut-on réformer l’école ?

Versailles et Marly-le-Roi, 04, 05 et 06 avril 2014

Peut-on réformer l’École ? Pourquoi cette question puisque l’École ne cesse d’être réformée depuis un demi-siècle, de la loi Edgar Faure à celle de Vincent Peillon ? La question est cependant pertinente car, chacun en a conscience, toutes ces réformes n’ont pas permis d’atteindre les objectifs visés par leurs concepteurs. . Le ‘‘mammouth’’ cher à Claude Allègre a su résister . La réforme de l’école reste à faire.

Christian PHILIP (Ancien recteur, Président du Conseil scientifique du colloque 2014)
Le Programme


2013

 

35e colloque national : Vers quelles organisations scolaires à l’heure du numérique ?

Vers quelles organisations scolaires à l’heure du numérique ?

Lille, 22, 23 et 24 mars 2013

En 2013, le numérique fait partie de la société et s’impose à l’Ecole. Il est urgent de mieux comprendre les changements induits par cette acculturation à de nouveaux outils et technologies ; ils interrogent l’organisation des systèmes scolaires et leur pilotage. L’AFAE a déjà consacré des numéros de sa revue à la question de la culture numérique en 2008 et 2011, elle entend s’interroger, dans son prochain colloque, sur les organisations susceptibles de répondre aux nouvelles exigences et contraintes de l’école à l’ère du numérique.

Pédagogique, administratif, d’information ou documentaire, tous les domaines sont concernés par les transformations induites par le numérique et qui pèsent sur l’efficacité de la structure. L’enseignement et l’apprentissage sont bouleversés par les sources d’information multiples ainsi que par le nomadisme des outils qui changent le rapport au savoir et à l’enseignement ; le domaine administratif connaît également de multiples évolutions dans sa gestion des actes quotidiens ; le système d’information devient un outil d’aide à la prise de décision ; la création de sites internet d’établissement met en place des outils internes et oblige à s’interroger sur le rapprochement entre l’information interne et la documentation. Tout oblige à repenser la chaîne d’autorité et de validation.

Les chefs d’établissement et inspecteurs sont dès lors, directement concernés et leur place est essentielle puisqu’ils ont à piloter dans le quotidien de l’action tous les acteurs de ces nouvelles configurations : collectivités territoriales, parents, organisation scolaire, les partenaires sont multiples dans ces situations complexes que les contraintes et rapports de pouvoir complexifient encore davantage.

Le colloque de mars 2013 veut aider à s’interroger sur les modes de pilotage de proximité et sur les éventuelles évolutions de l’organisation scolaire, nécessaires pour répondre à ces nouvelles donnes.

 

Pour aller plus loin :

 

Pour un humanisme numérique – L’écrit à l’ère numérique par Sébastien Rongier, Camille de Toledo, Cécile Portier, Denis Bruckmann

Dossier d’actualité Veille et Analyses  : Inspection scolaire : du contrôle à l’accompagnement ? n°67, novembre 2011 Auteur(s) : Rémi Thibert

 

Le programme

2012

 

34e colloque national : Enjeux internationaux pour les professionnels de l’éducation : mieux connaître pour mieux agir

Enjeux internationaux pour les professionnels de l’éducation : mieux connaître pour mieux agir

Strasbourg, 16, 17 et 18 mars 2012

Qu’il s’agisse de la construction européenne, de l’impact des grandes enquêtes internationales de type PISA, de la circulation au-delà des frontières d’idées relatives à l’éducation – mais qui sont parfois originaires d’autres horizons politiques ou économiques – ou même des compétences nécessaires à nos élèves face à un marché du travail fortement internationalisé, des questions liées à des perspectives internationales font de plus en plus souvent irruption au cœur de nos pratiques professionnelles. A la clé, se trouve aussi la question du positionnement du système éducatif français en Europe et dans le monde : est-il si différent qu’on le perçoit souvent ? Si oui, que penser de ces différences ? Faut-il s’interroger sur l’héritage d’une exception française en éducation, avec un devoir d’inventaire informé de ce que d’autres systèmes sont ou réalisent ? Ne faut-il pas aussi se demander si l’éducation française, ses acteurs comme ses chercheurs, sont suffisamment présents – pour s’exprimer comme pour écouter – dans les divers cadres internationaux où se discutent et se travaillent des stratégies, des recherches, des idées relatives à l’éducation au futur ?

Roger-François GAUTHIER et Alain BOUVIER (Présidents du Conseil scientifique du colloque 2012)

Le Programme

2011

 

33e colloque national : École et société : tensions et mutations

École et société : tensions et mutations 

Nîmes, 1er, 2 et 3 avril 2011

Composante de la Société, l’École prépare certaines des mutations futures en formant les citoyens de demain. Parce que la finalité, le sens et l’intérêt donnés à ces mutations varient dans leur interprétation, parce que les vitesses de mutation ne sont pas les mêmes, ce dialogue est source de tensions. Ces tensions permettent d’envisager plusieurs scenarii qui, passant par l’immobilisme,vont de la rupture à une dynamique positive.

Il serait trop simple d’opposer une Société dynamique en perpétuelle mutation dans des temps courts à une École s’inscrivant dans la permanence des savoirs et le temps long de la formation des jeunes. L’École mute dans les contenus enseignés, comme dans les méthodes pédagogiques. Elle mute aussi avec la société dans les relations des adultes avec les enfants, des enseignants avec les parents, des adultes entre eux. Mais il s’avère qu’elle est parfois bousculée par la vitesse et les exigences de la société désormais habituée à des affichages immédiats des réponses.

Quels sont les points de convergence et de divergence entre l’École et la Société ? Si l’École apprend de la société et prépare la société future, est-elle en mesure d’inventer des modèles ?

Le programme
Les ateliers
En images

2010

 

32e colloque national : Équipe de direction, équipe enseignante

Équipe de direction, équipe enseignante

Bordeaux, 26, 27 et 28 mars 2010

Équipe de direction, équipe enseignante : à partir de la question des représentations et des attentes que les différents acteurs ont les uns des autres et au-delà des tensions entre les sphères pédagogiques et administratives, la réflexion se dirigera vers la recherche des conditions d’une action commune des équipes pour une meilleure efficacité du système éducatif et pour le développement de relations humaines de qualité. Car si l’objectif affirmé de part et d’autre est de permettre la réussite de tous les élèves, il reste à s’interroger sur les moyens d’y parvenir ensemble.

Justement : de quelles équipes parle-t-on ? Si le principe du singulier (de l’unité ?) d’une équipe de direction semble acquis a priori, encore faudra-t-il s’appliquer à en décrire les facteurs de cohésion et à en délimiter les contours : dans le premier degré, qui assume réellement la direction en dehors de l’IEN ? Dans le second degré, où situer les CPE, les professeurs documentalistes ou encore les chefs de travaux, personnels dont le statut est proche des enseignants mais que leurs fonctions et services inscrivent dans l’orbite de la direction ? Et que dire de l’ « équipe enseignante » : une équipe, des équipes ?

L’établissement scolaire est le lieu où s’affirment en même temps la revendication d’une « liberté pédagogique » et la nécessité d’administrer en respectant des règles et des lois. Il apparaît dans ce cadre comme une entité en quête de diverses conciliations : conciliation des temporalités (temps des enseignants, de la direction, des corps d’inspection, des instances administratives centrales comme déconcentrées…), conciliation des acteurs (autour de méthodes et d’objectifs), démarche de projet, (pilotage partagé, expérimentation, élaboration de stratégie d’établissement en matière d’objectifs à atteindre et de dispositifs d’évaluation)…

Quelles sont les voies, -certifiées ou restant à explorer-, qui sont susceptibles d’installer les conditions d’un travail en commun au sein de l’EPLE et des circonscriptions ? Comment les systèmes éducatifs des pays voisins abordent-ils la question ?

 

Le Programme

 


2009

 

31e colloque national : De l’orientation à l’insertion, la formation face à la mondialisation

De l’orientation à l’insertion, la formation face à la mondialisation

Amiens, 20, 21 et 22 mars 2009

Suite aux nombreux débats sur l’orientation, le projet de chaque élève face au marché du travail semble prioritaire. L’insertion est désormais considérée dans une vision globale de formation du futur citoyen. Pour cette raison, l’École et l’université s’interrogent sur l’employabilité de leurs diplômés. Après avoir, jadis, limité la formation dite “professionnelle” à celle des ouvriers, l’analyse actuelle conduit à reconnaître la professionnalité d’un médecin, d’un enseignant ou d’un ingénieur et de leur formation. À l’université, les Masters professionnels se multiplient. À court ou moyen terme, chaque élève devra donc suivre une telle formation professionnelle. Un nouveau cadre se dessine : la formation tout au long de la vie et la diversité des parcours sont désormais des réalités qui doivent être prises en compte dans toute orientation. Par ailleurs, la volonté de créer un espace éducatif européen est de plus en plus prégnante : mise en cohérence des systèmes de certification, reconnaissance mutuelle de diplômes, création de programmes incitant à la mobilité internationale, évaluation des systèmes de formation sur la base d’indicateurs partagés. De plus, l’économie mondiale impacte les objectifs des systèmes éducatifs, en particulier, pour le nôtre, dans l’usage des diplômes professionnels, du CAP au titre d’ingénieur. En Europe, la co-évaluation des diplômes est annoncée pour 2010. Les lois de décentralisation et la déconcentration des services de l’État font aujourd’hui de l’échelon régional celui de la mise en oeuvre des politiques publiques d’orientation, de formation et d’insertion, avec un affichage d’objectifs régionaux, nationaux et internationaux. De plus le développement de l’apprentissage, la multiplicité des acteurs de la formation et la concurrence des dispositifs rendent peu lisibles les parcours possibles. Tout cela pose la question de la gouvernance du système en vue d’améliorer la formation et l’insertion des élèves comme des adultes. Les contenus de formation, la mise en oeuvre dès l’école primaire d’une approche par les compétences, la lutte contre les sorties sans qualification, le développement de l’apprentissage public ou l’individualisation des parcours et des pédagogies pour les élèves, les apprentis et les adultes sont donc questionnés. L’Éducation nationale, en particulier les EPLE et les chefs d’établissement, est amenée à s’interroger sur la façon d’améliorer l’orientation dans une perspective mondiale de formation tout au long de la vie. Les évolutions envisagées renvoient à la gestion des ressources humaines : comment recruter, former et accompagner les personnels ? Éclairées par les évolutions internationales, ces questions seront posées d’abord sous forme d’un état des lieux, puis à la recherche d’évolutions souhaitables. Les voix diverses qui se feront entendre – la parole sera donnée à des cadres et des enseignants, aux parents d’élèves, aux universités, à d’autres acteurs de l’État, à des Conseils régionaux, aux entreprises, aux chambres consulaires et aux partenaires sociaux – permettront d’aborder cette thématique dans toute sa richesse et sa complexité.

Nous tenterons ainsi de dégager les principaux enjeux de la formation initiale et professionnelle dans un système éducatif dont l’ambition est de permettre l’insertion et l’épanouissement personnel des citoyens de demain, et leur adaptabilité à une société en constante mutation.

Alain BOUVIER, Président de l’AFAE, Membre du Haut Conseil de l’Éducation

 

Le programme

 


2008

 

30e colloque national : École et collectivités territoriales : nouveaux enjeux, nouveaux défis

École et collectivités territoriales : nouveaux enjeux, nouveaux défis

Nantes, 04, 05 et 06 avril 2008

À l’occasion de son 30e colloque national, l’AFAE, lieu de libres discussions et véritable laboratoire d’idées, se propose d’approfondir la question des rapports entre l’École et les collectivités territoriales : bilans, premiers éléments de réponse, nouvelles questions, nouveaux enjeux, nouveaux défis, nouvelles perspectives.

Est-on au clair sur le partage des responsabilités avec les collectivités territoriales ? Jusqu’à quel point et dans quelle direction cette évolution va-t-elle se poursuivre ? À l’heure de la remise en question de la carte scolaire dans la majorité des pays de l’OCDE, comment sont gérées en France les inégalités : inégalités territoriales d’une part, inégalités sociales et scolaires de l’autre ? Les collectivités répondent-elles mieux à ces questions que l’État ? Quelles interventions souhaiter des collectivités pour réduire les inégalités sociales ? Et quelles actions attendre de l’État pour réduire les inégalités territoriales ?

La décentralisation a changé le rôle des partenaires éducatifs : en quoi a-t-elle modifié les responsabilités du chef d’établissement et produit-elle un nouveau type de manager ? En quoi la décentralisation, son acte II et le transfert des techniciens ouvriers de service (TOS) modifient-ils le rôle des gestionnaires d’EPLE ?

Si chaque EPLE est lié à l’État et à une collectivité territoriale, peut-on pour autant en déduire qu’il est sous une double tutelle ? Les EPLE ont mis plus de vingt ans à s’approprier, non sans mal, les démarches de projet. Ils doivent aujourd’hui signer un contrat d’objectif avec l’État et une convention avec leur collectivité de rattachement. Quelles nouvelles pratiques voit-on émerger ? Comment et à qui les collectivités demandent-elles des comptes sur les résultats ? À quelles évaluations procèdent-elles déjà et quelles extensions envisagent-elles ? Vers quel nouveau paysage se dirige-t-on ?

La région a la maîtrise du plan régional de formation professionnelle (PRDFP) et intervient dans sa mise en oeuvre effective. Quelles sont les incidences sur la formation initiale et continue dispensée dans les lycées professionnels ? Quelle approche territoriale des formations discerne-t-on, notamment dans le rapport à l’emploi et l’insertion professionnelle ?

Nous avons choisi de donner la parole à des cadres de l’Éducation nationale, mais aussi à des responsables issus de conseils régionaux, de conseils généraux et de municipalités. Ils sont devenus par les lois de décentralisation de véritables partenaires du système éducatif et souhaitent maintenant davantage en termes de gouvernance : devenir des parties prenantes. Le point de vue d’homologues internationaux viendra enrichir les débats. Ces voix diverses permettront d’aborder le thème des rapports entre l’École et les collectivités territoriales dans toute sa richesse et sa complexité.

Outre l’assemblée générale annuelle de l’association qui se tiendra à cette occasion et nous donnera l’opportunité de présenter à nos adhérents nos récentes réalisations et nos ambitieux projets, ce colloque nous permettra de fêter le 30e anniversaire de notre association et d’en réaffirmer l’identité, les valeurs et les objectifs pour demain.

Alain Bouvier, président de l’AFAE, membre du Haut Conseil de l’Éducation

 

Le programme

 


2007

 

29e colloque national : Réussite des élèves, performances des établissements

Réussite des élèves, performances des établissements

Marly-Le-Roi, 16, 17 et 18 mars 2007

Qu’est-ce en définitive que réussir à l’école ? Un élève réussit-il quand il a de bons résultats ? Quand il décroche des diplômes ? Quand il choisit des filières et des établissements valorisés ? Quand il s’insère avec succès dans le monde professionnel ? Quand il a les compétences requises pour faire évoluer sa carrière professionnelle tout au long de sa vie ?

Qu’est-ce qu’un établissement performant ? Un établissement où les élèves s’épanouissent, se forment à la citoyenneté et aux exigences de la vie collective ? Où les élèves réussissent aux examens ? Mais est-ce la même chose de voir ses élèves réussir, lorsqu’on les a, d’une manière ou d’une autre, sélectionnés parmi les meilleurs ou lorsqu’on les accueille en fonction de la carte scolaire ? La réussite des élèves est-elle le seul élément de performance d’un établissement ? La performance d’un établissement est-elle une condition de la réussite des élèves ?

La réussite comme la performance sont, actuellement, des impératifs indiscutables – et de ce fait, trop peu discutés – qui s’imposent aux personnes comme aux structures, à tous les niveaux de nos sociétés. L’enjeu du débat est de remettre de la pluralité dans le questionnement, de la discussion dans le diktat. Ce qui importe ici est le pluriel : il n’y a pas une mais des réussites, pas une mais des performances, comme il ne peut être question que des élèves et des établissements.

Il faut pour aborder ce sujet croiser les approches, multiplier les perspectives. Comment évoluent les mesures de compétences ? Comment la continuité ou les discontinuités du système éducatif influent-elles sur la réussite des élèves ? Comment un établissement contribue-t-il à la réussite de ses élèves : par la création d’un « climat » favorable ? Par le leadership d’un chef d’établissement ? Par les marges de manœuvre, en terme d’innovation pédagogique, par exemple, que lui offre son autonomie ? En quoi l’inscription de l’établissement dans un paysage partenarial et un réseau social contribue-t-elle à sa performance et à la réussite des élèves ? Comment analyser les écarts de performances entre établissements ? Comment définir les indicateurs de performances ? La LOLF changera-t-elle la nature de cette performance et les outils qui la mesurent ? Comment situer l’établissement par rapport aux attentes de résultats de la tutelle académique et des collectivités territoriales ? La réussite des élèves étant au cœur du projet éducatif, aussi bien au niveau individuel que collectif, tout ce qui peut être mis en œuvre pour la favoriser doit être questionné.

Ce XXIXe colloque national de l’AFAE sera une nouvelle fois l’occasion de susciter le débat autour de questions qui sont au cœur des objectifs de l’École et de chacun de ses acteurs et partenaires. Les voix diverses qui se feront entendre – élèves, parents d’élèves, chefs d’établissements, inspecteurs, cadres du Ministère de l’Éducation nationale, ou des collectivités territoriales, chercheurs, responsables associatifs – permettront d’aborder le thème dans toute sa richesse et sa complexité, par des conférences, tables rondes, ateliers et regards croisés, en ayant à cœur d’œuvrer à rendre plus efficace le service public d’éducation, condition de réussite des élèves.

Alain Warzée, Président de l’AFAE, Inspecteur général de l’Éducation nationale

 

Le programme

 


2006

 

28e colloque national : Concordance et discordances des temps de l’éducation

Concordance et discordances des temps de l’éducation

Caen, 17, 18 et 19 mars 2006

L’École n’échappe pas aux tensions nées, dans nos sociétés, d’une accélération générale des phénomènes économiques, politiques et sociaux et des pratiques culturelles : elle en est sans doute un des révélateurs. Mais son ambition, ses pratiques et ses finalités s’en trouvent elles-mêmes questionnées.

Comment concilier en effet le temps long d’un apprentissage, qui accompagne le développement d’un enfant et d’un jeune adulte et n’en finit pas de se prolonger – il ne connaît d’ailleurs aujourd’hui plus de terme puisque la formation s’inscrit tout au long de la vie -, avec les diktats d’immédiateté et d’instantanéité de nos cultures médiatiques ? comment articuler l’épanouissement de chaque élève avec les obligations normées de résultats ? la mise en place de politiques qui engagent les générations à venir et la gestion quotidienne d’un système complexe ? la prise de décision à long terme et l’exigence politicienne de résultats tangibles immédiats ? la standardisation des cursus et des programmes et la plasticité indispensable à la gestion des groupes et des personnes ? la transmission des savoirs et des connaissances dans toute leur dimension patrimoniale et la nécessité de s’adapter à ce qui est et surtout à ce qui n’est pas encore ?

On le voit, ce n’est pas seulement l’éducation en tant que pratique parfois discordante par rapport aux phénomènes culturels contemporains qui est en question, mais l’École elle-même comme institution, sa gestion et son évaluation, sa double inscription dans le prospectif et dans l’actuel, son articulation avec son environnement, familles ou collectivités.

L’enjeu de l’éducation est sans doute plus que jamais de construire de la continuité dans cette discordance des temps et des injonctions culturelles, et de permettre à chaque enfant de reconnaître son parcours personnel à long terme dans l’offre collective et normée que lui présente l’école. Si le décalage des temps, voire leur discordance, est donc essentiel au projet éducatif, les temps de l’éducation subissent désormais une tension plus forte, née de cette dictature de la vitesse, pour reprendre la formule de Paul Virilio, qui exige de l’enfant, du professeur, de l’établissement et de l’institution de rendre des comptes immédiats et d’attester des résultats rapides alors qu’ils prennent en charge des processus lents.

Ce XXVIIIe colloque de l’AFAE doit être l’occasion de nous interroger sur ce jeu de concordance/discordances, d’harmonies et de dissonances qui sont au cœur des projets éducatifs et des organisations qui structurent l’École. Nous essaierons, grâce à des voix diverses – ainsi que le veut l’esprit de notre association – celles d’élèves, de parents d’élèves, d’enseignants, de chefs d’établissements, d’inspecteurs, de cadres du Ministère de l’Éducation nationale, de chercheurs, de responsables de collectivités territoriales, d’aborder ce thème dans toute sa complexité et sa richesse, par des conférences, des tables rondes et ateliers, en ayant à cœur de penser ce qui peut être fait pour rendre toujours plus efficace un système dont l’ambition est d’abord, de façon démocratique, d’enrichir le temps de formation de chaque individu, de l’accompagner dans son devenir adulte et citoyen et de faire advenir ses projets individuels et la promesse collective dont sa réussite participe.

Alain WARZÉE, Président de l’AFAE

Le programme


2005

 

27e colloque national : De la classe à l’établissement : responsabilité individuelle, responsabilités collectives

De la classe à l’établissement : responsabilité individuelle, responsabilités collectives

Marly-le-Roi, 11, 12 et 13 mars 2005

Une tenace tradition professionnelle tend trop souvent à opposer, dans notre système éducatif français, une culture pédagogique et une culture administrative, et à faire ainsi obstacle à l’indispensable travail en commun des enseignants et de leur encadrement. Refusant la fatalité de cette dualité de cultures antagonistes, le XXVIIème colloque de l’AFAE vous propose de dépasser les réticences ou les malentendus auxquels elle a pu donner lieu dans les établissements, en examinant comment mieux mettre les enseignants en mesure d’exercer des responsabilités collectives au sein de leur collège ou de leur lycée, et de s’associer au fonctionnement à la fois pédagogique et administratif de leur établissement.

Il ne faudrait pas noircir le tableau de cette distinction des cultures : il existe heureusement de nombreux exemples de travail commun entre les pédagogues et les administratifs, dans nos établissements : certaines fonctions, déjà, comme celles de professeur principal, ou de chef de travaux bousculent ces frontières ; de nouvelles modalités pédagogiques (IDD, TPE, PPCP, etc.) présentent de nombreuses opportunités de projets collectifs qui peuvent faire évoluer la fonction pédagogique au sein des équipes ; enfin, des expériences innovantes ont permis la participation des enseignants à la vie de l’établissement, dans le cadre de pratiques ou de dispositifs à la fois pédagogiques et administratifs.

Mais comment exploiter ces avancées ou ces innovations ? Comment susciter la prise de responsabilités ? Les expériences déjà en cours dans certains établissements peuvent-elles être étendues, voire généralisées ? Dans quelles conditions ? En quoi la conception d’un projet peut-elle fédérer tous les acteurs d’un établissement autour d’objectifs communs ? Comment donner sens aux différents conseils, les rendre moins formels, et en faire des instances de conduite réellement concertée de l’établissement ? Comment, enfin, assurer à tous les acteurs une maîtrise partagée des indicateurs et des outils de pilotage ?

La culture professionnelle des personnels de direction, leur formation même, les incitent-elles à évoluer vers un exercice plus participatif des responsabilités ? Ne peut-on aussi s’interroger sur la formation des professeurs, et sur les moyens, dans les établissements, de concilier dynamique de projet et continuité, innovation et permanence ? Qu’en est-il dans le premier degré ? Et dans l’enseignement privé ? Les expériences de fonctionnement chez nos voisins européens peuvent-elles nous apporter un éclairage comparatif utile ?

Autant de questions d’actualité qui seront abordées dans le cadre des conférences, des ateliers et de la table ronde du XXVIIème colloque, et auxquelles nous essaierons de répondre avec vous, les 11, 12 et 13 mars prochains, en cernant les différentes approches qui permettent de passer de la classe à l’établissement, et de la responsabilité individuelle de l’enseignant aux responsabilités collectives qu’impliquent l’efficacité du service public d’éducation et la qualité de l’enseignement, conditions de la réussite des élèves.

Alain WARZÉE, Inspecteur général de l’Éducation nationale, Président de l’AFAE

Le programme